• L'allaitement, c'est inné? Partie 1

    "La mission sacrée de la mère nourricière" - Les positions

    J'allaite en ce moment ma deuxième fille et tout est très différent de l'allaitement de ma première. C'est ce qui m'a donné envie de rédiger ces articles.

    Nous avons la possibilité de nourrir avec notre lait notre enfant comme l'ensemble des mammifères. Cela parait donc normal voire inné de pouvoir allaiter son enfant. Il en est en réalité tout autrement selon moi. C'est une expérience qui demande pas mal de savoir faire au final et je pense que nous n'avons pas les bonnes clefs dès le départ

    Je vais écrire ces articles avec deux parties :

    Dans les premières parties, je vais parler de mon premier allaitement et pourquoi il n'a pas correctement fonctionné ou en tout cas avec beaucoup de stress et donc de fatigue En violet donc : le stress du premier allaitement.

    Dans les deuxièmes parties, je vais décrire mon allaitement et dire selon moi pourquoi il fonctionne (j'allaite encore ma deuxième fille), en couleur brique : un allaitement plus serein.

    Partie 1

    La mission sacrée de la mère nourricière.

    Les positions de l'allaitement

    Pour ma première fille, je me suis mis une pression énorme, je voulais tout réussir : être une bonne mère, allaiter mon enfant, être une femme encore séduisante, récupérer vite et bien sûr ne pas être fatiguée (ne pas paraitre) : être "au top". Je me rends compte maintenant que c"était peine perdue.  J'étais en plus bien anémiée suite à la grossesse et à l'accouchement. J'étais très fatiguée mais je me donnais toujours le devoir d'allaiter coûte que coûte. Je voulais faire partie de ces mères qui arrivaient à nourrir leur enfant de leur lait riche et bon pour leur santé et maitrise tout le quotidien. 

    Chaque mise au sein était un stress et souvent faite dans la précipitation. Je ne prenais pas le temps de bien m’installer avant de la mettre au sein. j'ai eu rapidement des douleurs au dos et aux bras.

    Chaque tétée était la source de trop de questions. Ma fille prend-t-elle bien? Je suis bien installée? Elle a pris assez de lait? Je vais avoir des crevasses? Est-ce que la tétée est efficace? Elle doit téter 10 min? 20 min? ... 45 min? C'est peu 10 min non? C'est trop 45 min, non? Je ne fais pas bien non? Mais pourquoi, elle pleure après la tétée, elle a encore faim? 1000 questions me traversaient l'esprit, plus ça avançait plus j'étais fatiguée et plus je doutais. Sur le moment, je n'ai pas trouvé les réponses à mes questions ou si j'avais des réponses, elles étaient contradictoires. Et surtout je voulais réussir montrer aux yeux de tous que je maitrisais alors que j'étais traversé par beaucoup de contradictions.

    Finalement, j'ai arrêté d'allaiter ma fille car sans vraiment m'en rendre compte un sevrage progressif c'était amorcé malgré moi.

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    Aujourd’hui tout est différent, j'ai relativisé je ferai ce que je pourrais. Je me disais avant d'accoucher : si l'allaitement marche c'est bien, si ce n'est pas le cas c'est dommage mais ce n'est pas la mer à boire.

    Je devais m'installer confortablement pour ne pas avoir de tension dans les bras et le dos. J'ai bien regardé les positions d'allaitement qui serait les plus confortables. J'en utilise deux pour lesquelles je suis à l'aise et donc ma fille aussi.

    . J'utilise la position allongée sur le côté (cf. lien ci-dessous position 4 ) pour les nuits (en ce moment, je n'en ai presque plus besoin). Cette position permet de somnoler avec bébé et ensuite de se rendormir aussitôt la tétée finie et bébé aussi.

    La journée, j'utilise la position que l'on appelle la madone. Je suis dans le fauteuil avec un coussin d'allaitement. Je bascule bien le fauteuil et je relève mes jambes (cf. lien ci-dessous position 1 ). J'évite toutes les tensions des bras et du dos. Nos ventres sont l'un contre l'autre et je vérifie bien que ma fille est droite ; hanche, épaule et tête bien dans le même axe.

    Les positions d'allaitement : ICI

    Si ma fille s'accroche mal au sein (pince le mamelon en n'ouvrant pas assez la bouche, la sensation au sein est désagréable...), je n'hésite pas à la décrocher. Je passe mon doigt entre le coin de sa bouche et mon mamelon. Puis je dégage ainsi sa bouche du sein. Je la décroche pour mieux la positionner en tenant sa tête derrière, avec une main sur la nuque et le bas de sa tête, et je la dirige et l'approche du sein lorsqu'elle ouvre bien la bouche.

    Pendant 1 mois et demi, j'ai dormi dans la même chambre que ma fille. (oui, oui j'ai quitté le lit conjugal sans le moindre scrupule) J'allaitais couché la nuit et m'endormais avec ma fille. J'ai ainsi pu récupérer plus vite. Je me consacrais à mon bébé et ma grande la journée, tant pis pour le ménage et si j'étais encore en pyjama à 12h.

    Je prends le temps d'observer ma fille. Et surtout je m'écoute, je pense que la seule personne qui peut savoir si elle a bien pris le sein et si ça se passe bien c'est moi. Si je doute je relativise et me dit que l'on verra un peu plus tard si j'ai l'impression qu'elle a besoin à nouveau je lui propose le sein sans attendre.

    Plus on est calme plus l'allaitement se passe bien, il faut essayer d'être le plus serein possible.

     

    Prochains articles :

    - L'allaitement, c'est inné? - Partie 2 - Allaiter à la demande

    - Pour les grandes  : La marque de chaussure Gabor

     

     

     

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